Pour commencer, les fans de k-pop sont insupportables avec leurs fancams dignes des heures les plus sombres de notre histoire audiovisuelle. Peu importe le sujet, qu’importe ce qu’ils disent, ces couillons te glissent une vidéo de leurs starlettes préférées qui dandinent du fiak comme des dindons effrayés en s’imaginant que ça en fera une bonne promotion. En fait on vous prend juste pour des cons.

La seconde raison qui nous pousse à détester les fans de k-pop, c’est le sentiment qu’ils donnent d’appartenir à une communauté de croyants en pleine mission civilisatrice, on dirait des jésuites pour débiles. Pour se distinguer ils nomment les non-initiés aux mystères de la k-pop, les « locals ». Un peu comme les musulmans ont leurs kouffars, les juifs leurs goyim, les chrétiens leurs mécréants ou les gitans leurs gadjos, les fans de k-pop ont leurs locals. La différence c’est que les fans de k-pop, dans 10 ans ils n’existerons plus.

Un fan de k-pop en pleine mission civilisatrice, 2020.

Ils appellent donc les non-initiées des « locals » comme s’ils étaient garants et vecteurs de la culture coréenne, sauf que calmez-vous les filles : vous êtes nées à Dijon, n’avez jamais foutu les pieds à Séoul et surtout, la k-pop c’est pas franchement de la culture coréenne. C’est juste un avatar de l’impérialisme culturel américain. Je vous renvoie à Michel Clouscard et son Le capitalisme de la séduction. Même s’il parle de la France, ça marche aussi pour la Corée dans une certaine mesure. Eh oui les amis, vous ne pensiez pas que j’allais dire ça mais en plus d’être une pâle copie de la musique toute pourrie qu’on produit déjà aux États-Unis, la k-pop c’est juste une grosse industrie qui produit des starlettes à la chaîne. Pour ce qui concerne la standardisation des produits culturels, je vous renvoie à l’excellent Kulturindustrie d’Adorno et Horkheimer, ça coûte moins de 8 balles et on a une très bonne édition chez Allia. Dans La fausse note, Dominique Pagani vous explique pourquoi ce que vous écoutez c’est de la merde :

 

Les fans de k-pop se la jouent souvent progressistes et te déversent toutes les théories foireuses qu’ils ont vues dans les clips de Konbini, des vidéos d’AJ+, des articles de Slate ou je ne sais quelle autre chiasse capitaliste, mais sont incapables de défendre leurs « idées » quand il y a du répondant en face. Et ils bloquent à la moindre incartade pour rester dans leur monde de merde. Car oui, ces merdeux ne lisent même pas les auteurs qui postulent les théories qu’ils défendent et se contentent de sources approximatives piochées sur Twitter – comme tous les SJW – donc ils sont bien en peine d’opposer des arguments. Ils se contentent de faire la morale. Le plus drôle c’est que l’industrie qui produit leur diarrhée audiovisuelle n’a clairement pas le cul propre : conditions de travail déplorables, harcèlement, viols, réseaux de prostitution, autocritiques et humiliations publiques pour des trucs à la con…

Non mais regardez-moi ce niveau de fragilité : donner un avis devient quelque chose de grave et d’irrespectueux. Ces gens feraient une syncope s’ils lisaient les critiques littéraires du XIXe siècle.

Je vous conseille La littérature obscène de Louis Ulbach qui s’en prend violemment à Thérèse Raquin d’Emile Zola, ainsi que la réponse de ce dernier, on peut lire ça sur Wikisource. Que peut-on attendre des amateurs d’un genre musical dont Madmoizelle tire des articles médiocres ? Ce type d’arguments :
– « Les clips de k-pop, ma passion. »
– « La k-pop, un genre musical qui m’émeut. »
– « Derrière les chanteurs de k-pop, il y a des humains. »

Et puis tout le monde sait que la seule vraie Corée c’est celle du Camarade Kim Il-Sung. Regardez comme les enfants sont heureux.

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À propos de l’auteur

Amateur d'art, d'esthétique et de culture, pourfendeur de fans de k-pop.

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1 commentaire

  1. Bien que je partage la majorité si ce n’est la quasi-totalité du propos, j’appelle solennellement à ce que le bureau politique prenne garde à sa maîtrise de notre belle langue. L’écrit sarcastique ne doit pas être synonyme de lecture laborieuse.
    Faire des fautes n’est jamais grave mais je sais d’expérience que ça peut nuire de manière phénoménale dans le cadre d’un écrit politico-théorique. Surtout quand il s’agit de syntaxe. Surtout s’il a vocation à être diffusé.
    Je pense que vous avez les ressources de mettre en place un comité de relecture.

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